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Protection de la
Biodiversité
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o BIODIVERSITÉ
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Effet de serre et biodiversité
Les conséquences, sur nos modes de vie, des déréglements climatiques en cours sont connues et régulièrement portées à la connaissance du public par les médias. Rappelons que d’après le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) la température moyenne augmentera de 1,1 à 6,4°C d’ici à 2100. D’après les scientifiques, il est « très improbable » que cette augmentation, qui s’avère être bien plus rapide que les variations climatiques passées, soient uniquement dues à des phénomènes naturels.
De tels bouleversements ont un impact indéniable sur la faune et la flore. D’après une étude parue en 2004 dans la revue scientifique Nature, le réchauffement climatique entraînera la disparition de plus d’un million d’espèces d’ici 2050 notamment tigres, pandas, ours polaires, tortues marines, grande barrière de corail (et les nombreuses espèces qui y vivent) incapable de s’adapter à un changement aussi rapide.
D’une manière générale, les espèces ayant une aire de répartition large sont moins menacées d’extinction que les espèces dont l’aire de répartition est limitée comme c’est le cas pour les espèces des milieux montagnards et des îles
Les changements de comportement constatés
Les scientifiques observent déjà des modifications du comportement reproductif et les cycles vitaux sont plus ou moins avancés en fonction des groupes d’espèces :
- 3 jours d’avance par décennie pour les arbres
- 5 pour les plantes et les invertébrés
- 5,5 pour les amphibiens
- 6 pour les oiseaux
Ces écarts ne sont pas sans conséquence, ainsi on a mis en évidence que le cycle de reproduction des mésanges dans le sud de la France ne correspondait plus à l’apparition des chenilles dont elles nourrissent leurs petits, ce qui entraîne une baisse du succès de reproduction.
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Impacts sur les milieux
• Les milieux montagnards
Ils concentrent sur de faibles superficies un grand nombre d’espèces pour qui les conditions d’adaptation sont difficiles. Pour échapper à la montée des températures les espèces gagnent en altitude mais leur aire de répartition diminue alors.
• L’Arctique :
La température moyenne en Arctique a augmenté deux fois plus au cours des 100 dernières années que la hausse moyenne mondiale, entraînant :
- une réduction importante des glaciers et de la couche de glace du Groenland - une diminution prévisionnelle de 20 à 35 % du permafrost (terre gelées) d’ici à 2050
- le remplacement progressif du désert polaire par la toundra et de la toundra par la foret.
Côté espèce, les oiseaux ayant élu domicile dans ces milieux seront amenés à disparaître ou à migrer et il est à craindre la disparition définitive de certains mammifères comme l’ours polaire et le phoque.
• Les écosystèmes côtiers
L’élévation du niveau de la mer entraînera en moyenne la disparition de 20 % des terres côtières d’ici à 2080. Iles et deltas seront complètement immergés.
• Les forêts
Les forêts comportant un grand nombre d’espèces sont les plus à mêmes de s’adapter aux nouvelles conditions climatiques.
- Les forêts méditerranéennes et tempérées vont progresser vers le nord, au détriment des forêts continentales et montagnardes. En France, avec une augmentation de la température de 2°C en moyenne, la forêt méditerranéenne représenterait 28 % de la superficie forestière métropolitaine contre 9 % actuellement.
- Les forêts tropicales risquent d’être fortement détériorées par des cyclones et ouragans à répétition.
• Les milieux marins
Là encore, on constate une migration des espèces du sud vers le nord.
- A titre d’exemple, dans l’Atlantique, deux espèces de poissons de la famille des Saint Pierre ont progressé au cours des 30 dernières années d’une quinzaine de degré de latitude, depuis le sud du Portugal jusqu’aux côtes de l’Irlande. Le réchauffement global risque également de bouleverser les courants océaniques, notamment dans l’atlantique nord, ce qui perturberait considérablement les populations de poissons.
- En Méditerranée, la migration vers le nord est impossible. Si bien que les espèces autochtones disparaissent et sont progressivement remplacées par les espèces adaptées à la chaleur arrivées là par le canal de Suez.
- Dans les océans tropicaux, les récifs coraliens sont affectés par le blanchissement, un phénomène qui résulte de l’expulsion des algues microscopiques vivant en symbiose avec le corail, lorsque la température dépasse les 30°C.
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