o CHASSE
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DÉTERRAGE
QU'EST-CE QUE LE DÉTERRAGE ?
Le déterrage est un mode de chasse qui consiste à acculer un animal dans son terrier avec des chiens, c’est pourquoi on l’appelle aussi vénerie sous terre (le terme vénerie regroupant les chasses qui ne sont pas à tir mais à courre, avec utilisation de chiens).
Le terrier est ensuite ouvert par creusement et l’animal acculé, est saisi par des pinces puis tué.
Quelles sont les espèces concernées ?
En France, 4 espèces sont concernées par cette pratique :
- le Blaireau,
- le Renard,
- le Ragondin
- le Rat musqué.
Périodes autorisées
- Le déterrage du Blaireau se pratique du 15 septembre au 15 janvier mais peut être autorisé pour une période complémentaire du 15 mai au 15 septembre alors même qu’en mai/juin, des jeunes sont encore présents dans les terriers.
- Le Ragondin comme le Rat musqué, souvent classés « nuisibles » dans les départements, peuvent alors être déterrés toute l’année.
- Le Renard, presque toujours classé « nuisible », peut être déterré toute l’année (en outre, il est également possible d’utiliser des produits, certes non toxiques, mais qui le contraignent à sortir du terrier, et il est alors tiré).
Témoignages
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« ... Trois, quatre heures passent. C’est aux aboiements des chiens que les déterreurs devinent que l’animal traqué, harcelé, n’est plus qu’une loque. Alors, un de leurs larbins ouvre le terrier avec une pelle et saisit au bout d’une longue pince une pauvre petite chose rousse, déchiquetée, souillée de terre et de sang. Une renarde qui ose encore se cabrer, yeux exorbités par la douleur, avec sans doute, l’effroyable pensée de ses petits livrés à l’ennemi. On l’achève d’un coup de pistolet en même temps que sautent les bouchons de champagne . Quant aux renardeaux, tradition oblige, un bon coup de talon leur écrase la tête.»
Paule Drouault
« ... les chiens ne sont pas ressortis, bloqués dans une galerie : il a fallu utiliser pelles et pioches, un boulot de terrassiers . Bêcher, déblayer, et finalement sortir le blaireau et le tuer, dégager les chiens.».
Le Progrès (8 juin 1999).
« … les chasseurs sondent le sol, ils repèrent la galerie et creusent. Un coup de fusil chope le renard en pleine course, jailli du terrier, et lui paralyse l’arrière-train. Deux autres partent en l’air ; un quatrième atteint l’animal ; un cinquième l’achève ».
Courrier Picard (15 février 2004).
Imaginons un instant qu’il s’agisse d’un chien, d’un chat ou d’un autre animal de compagnie : l’horreur de la chose apparaîtrait aussitôt à tout le monde !
Les blaireaux, renards, ragondins et rats musqués, tout en étant des animaux de la faune sauvage, n’en sont pas moins comme chats et chiens, des êtres sensibles !
Quelle justification ?
Les déterreurs avancent la nécessité de réguler ces espèces à cause des dégâts qu’elles commettraient.
Il faut d’abord relativiser ces dégâts, notamment ceux du Blaireau, dégâts très ponctuels (c’est la raison pour laquelle il ne figure pas sur la liste des espèces susceptibles d’être classées « nuisibles » ; il est même protégé dans d’autres pays d’Europe).
Par ailleurs, si des dégâts sont avérés (par exemple aux digues, pour le Ragondin), d’autres moyens d’actions sont envisageables. Prévention d’abord, à chaque fois que c’est possible, et si en dernier recours une régulation doit être réalisée, que cela soit par des moyens infligeant le moins de souffrances aux animaux.
En fait, la régulation est souvent invoquée par simple prétexte comme le montrent :
- l’existence de championnats de déterrage,
- le fait que régulièrement des chasseurs se justifient en indiquant qu’ils relâchent les animaux (mais alors pourquoi les capturer et leur faire subir ce stress ?).
Le déterrage doit être interdit
Des informations sur ce thème dans nos publications !
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