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Le 15 octobre 2000
Coup de projecteur sur les lâchers d'animaux d'élevage par des chasseurs.
Il est des chasseurs pour affirmer sans rire qu'ils "rendent à la nature ce qu'ils lui prennent".
Ce que La Ligue ROC ignorait:
- que des chasseurs aurait le pouvoir de ressusciter les millions d'animaux qu'ils tuent annuellement!
- qu'un animal sauvage serait identique à un animal d'élevage et que les colverts, perdrix ou autres faisans de basse-cour ne différeraient en rien des souches sauvages!
Ce que La Ligue ROC sait:
- que les conditions d'élevage n'ont rien de commun avec la vie sauvage.
- que des modifications anatomiques et morphologiques interviennent inexorablement et que, pour résumer le contraste entre domestique et sauvage et faire court: l'oie de Toulouse n'est plus l'oie cendrée!
Même si des individus issus d'ascendants captifs depuis quelques générations seulement sont capables de survivre après leur libération, il faut pour cela leur offrir des conditions de vie artificielles puisque les chasseurs les assistent de façon plus ou moins durable (nourriture,S) et détruisent intensément les prédateurs. Pourtant cette injection dans la nature d'animaux en surnombre crée un déséquilibre qui enclenche de façon tout à fait normale un processus de prédation. Les nouveaux arrivants sortis des cageots ne connaissent ni le territoire ni l'instinct de fuite: tout simplement, ils n'ont pas leur place dans la nature. Et, pour continuer le raisonnement, si des survivants se reproduisent, et surtout s'ils se croisent avec des sauvages, les descendants vont logiquement hériter d'une grande vulnérabilité aux prédateurs, et d'une moindre résistance aux rigueurs climatiques, ce qui va les désavantager de génération en génération car la pollution génétique est entretenue par la régularité des lâchers. Bien entendu, plus l'histoire généalogique des animaux lâchés fait état de générations d'ascendants captifs, moins ils ont d'aptitude à survivre et à se reproduire en milieu naturel.
Des chasseurs, dans ce cas écologiquement responsables, critiquent fortement ces lâchers. D'autres font semblant et donnent des avis favorables à des lâchers massifs dans des chasses commerciales:
Il faut marquer les esprits.
La Ligue ROC vous offre la possibilité de voir ou de revoir le spot qualifié de "brûlot" par un journaliste (in Le Chasseur français)!
Vers la vidéo du spot
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