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Le 11 janvier 2001
UN ARRETE SURREALISTE
Sachant quen février on ne devrait plus chasser et quen dérogation à ce principe on ne peut autoriser que de petites quantités doiseaux à tuer, quelle que soit lespèce,
Connaissant le nombre de chasseurs doiseaux deau, (environ 250000, voire 300000), donc plusieurs milliers par département, larrêté pris hier par le ministère de lenvironnement est inapplicable.
Comment les préfets concernés pourraient-ils se partager 200 oies? et donc en allouer chacun moins de10 (par ex) sil y a dans leur département plus de 10 000 chasseurs pour les convoiter?
Sachant que les prélèvements au-delà du 31 janvier ne peuvent quêtre dérogatoires donc très faibles, comment partager 50 000 pigeons ou 50 000 grives entre les centaines de milliers de chasseurs concernés?
La raison de cet arrêté est la promesse de la Ministre faite en juin 2000, sous la pression des députés pour que la loi chasse préparée par le gouvernement soit votée: elle navait guère dautre issue dans larène où elle fit face aux déchaînements des serviteurs des chasseurs.
La Ministre tient promesse.
Il est évident que le gouvernement aurait dû opter pour la vérité, faire une campagne dexplications: il était aisé, après étude approfondie du dossier, de montrer labsurdité des dérogations quil pouvait accorder, de démontrer que la promesse dun arrêté ne pouvait être tenue.
Quant aux chasseurs, ils ratent loccasion de redorer leur image: ils nont pas pensé à jouer les grands seigneurs; il leur était pourtant facile de renoncer à se disputer 50 000 grives puisquils en tuent des millions dans la campagne de chasse qui sétale encore sur plusieurs mois.
La Ligue ROC vous propose de considérer le statut de conservation des espèces concernées par l'arrêté ministériel du 10 janvier 2001.
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