|
|
ARCHIVES
|
Le 11 décembre 2002
Le rapport du CES: nous attendions davantage de respect des aspirations de la société civile
68% des femmes contre la chasse (sondage SOFRES 1997).
83% des jeunes naiment pas la chasse (sondage SOFRES 1999).
53 % des français réclament le dimanche sans chasse (sondage SOFRES 2001).
Ces sondages réalisés à la demande de la Ligue pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs (ROC) montrent les aspirations de la société française vis à vis de la chasse. Ces aspirations, La Ligue ROC est allé les défendre devant le Conseil Economique et Social en janvier 2002.
Aujourdhui le Conseil Economique et Social vote le rapport de Monsieur Scherrer.
La Ligue ROC, porteur des aspirations de la majorité des non-chasseurs, note dans ce rapport un début de moralisation de la chasse. Mais lessentiel nest pas dit.
La distinction entre la chasse de régulation, et la chasse de loisir nest pas faite, au contraire lamalgame est entretenu au profit du loisir-chasse
Or cest ce loisir qui consiste à tuer sans nécessité qui motive le rejet manifesté par les jeunes et les femmes.
En France, on ne peut plus parler de chasse de subsistance. A refuser de souligner le manque de légitimité de pratiques consistant à tuer pour se distraire, la légitimité de la chasse comme moyen de régulation (soumise à une législation rationnelle) est occultée.
Létat des lieux de la chasse en France na pas été dressé comme la justement fait remarquer Lionel Brard, lune des personnalités qualifiées après lexposé du rapport.
Or les fondations sont lézardées :
- Irrespect des données scientifiques pourtant établies mais sans cesse remises en question comme Mr BUSCH et son administration le font des travaux scientifiques sur les causes de leffet de serre.
- irrespect des oiseaux migrateurs et des mesures de protection que leur accordent nos partenaires Européens,
- irrespect du phénomène fondamental de la prédation qui devrait faire disparaître la notion passéiste de nuisibilité pour les petits carnivores,
- irrespect des intérêts économiques qu'engendrent les autres loisirs de nature trop souvent contraints de seffacer devant la chasse,
- irrespect de la sécurité et de la tranquillité des autres usagers de la nature,
- et surtout irrespect des lois de la République établissant des zones de non-droit .
La chasse en France ne peut survivre que dans le respect de lintérêt général. La société nadmettra plus longtemps ce privilège si rien nest fait pour lencadrer plus sérieusement.
|