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La Fondation Ligue Française des Droits de l'Animal interroge les candidats à la Présidence
La Fondation Ligue Française des Droits de l'Animal intervient auprès des candidats à la Présidence de la République, et interroge chacun d'entre eux sur ses intentions à l'égard de la nature et à l'égard de l'animal.
Elle demande notamment que la constitution fasse du Président de la République le garant de l'intégrité écologique du territoire national.
La démarche de la Ligue est soutenue par d'éminentes personnalités, parmi lesquelles Colette CAILLAT, membre de l'institut - R.P. Ambroise-Marie CARRÉ, de l&Mac226;Académie française - Didier-Jacques DUCHÉ, membre de l'Académie de médecine - Robert MALLET, Chancelier honoraire des Universités - Jean-Claude PECKER, membre de l'institut - Hubert REEVES, directeur de recherches au CNRS - Claude SIMON, Prix Nobel de littérature.
Un document a été remis aux candidats le 15 mars. Leurs réponses seront rendues publiques.
LA FONDATION LIGUE FRANCAISE DES DROITS DE L'ANIMAL POSE QUATRE QUESTIONS aux candidats à la Présidence de la République
LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE
La Constitution Française fait du Président de la République le garant de l'intégrité du territoire. Cette fonction ne saurait être limitée à conserver le tracé des frontières.
Le Président de la République doit être, dans l'exercice quotidien de son mandat, le garant de l'intégrité écologique du territoire national, et de l'ensemble des êtres vivants qui le peuplent.
Adhérez-vous à cette interprétation, et estimez-vous qu'elle doive être incluse dans la Constitution ?
LES ACCORDS ET LES TRAITÉS
La préservation des espèces animales et végétales comme le bien-être des animaux, sont l'objet d'accords et de traités internationaux. Parfois des lenteurs dans la signature ou la ratification de ces textes diffèrent leur mise en oeuvre.
Manifesterez-vous avec fermeté votre volonté de faire respecter à la lettre et sans retards, les accords de Communauté et les traités qui viseront à sauvegarder les espèces vivantes, comme ceux destinés à assurer le bien-être des animaux placés sous la dépendance de l'homme?
LE STATUT DE L'ANIMAL
Scientifiques, juristes, sociologues, philosophes, hommes de lettres, s'accordent pour constater que le droit positif ne protège pas suffisamment l'animal. Leurs réflexions conduisent à estimer nécessaire de créer une catégorie juridique nouvelle au profit de l'animal, s'ajoutant aux classiques personnalités civile et morale.
Serez vous déterminé, au cours de votre mandat, à faire accorder à l'animal, sauvage comme domestique, un statut juridique plus conforme à sa nature d'être vivant sensible?
L'ÉTHIQUE À L'ÉGARD DE L'ANIMAL
Afin de satisfaire ses besoins essentiels, il est justifiable que l'homme utilise les animaux, tout en leur assurant des conditions de vie garantissant leur bien-être. Mais il n'est pas légitime que l'homme abuse de l'animal pour sa simple distraction.
A titre personnel, estimez-vous que la loi doive s'opposer à l'utilisation de l'animal au gré du divertissement des hommes et des jeux cruels auxquels ils se livrent, et dans quels domaines en particulier ?
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