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Le 5 mai 2003
Chasse, justice et intérêt général
Les recours de la Ligue-ROC pour la préservation de la faune sauvage contre les dates douverture de la chasse aux oiseaux deau, sont les seuls à avoir été examinés, cet après-midi en séance publique, par le Conseil dEtat.
Larrêt est attendu pour les prochains jours, mais les conclusions du Commissaire du Gouvernement sont claires : les arrêtés du Ministère de lécologie autorisant une ouverture de la chasse en août sont à annuler concernant les canards (sauf pour les 2 macreuses), les oies et les rallidés. Louverture en août reste seule possible pour les limicoles (à lexception de la chasse du Bécasseau Maubêche qui doit attendre septembre).
À quelques jours dun énième débat sur la chasse à lAssemblée nationale les conclusions à en tirer sont simples : suivre les exigences de lextrême chasse ne mène à rien.
La chasse est une activité de loisirs dont les conséquences concernent tous les Français, que ce soit en terme de sauvegarde de la faune ou en terme de partage de lespace et de sécurité.
En conséquence, cest par le dialogue et la concertation quune issue respectueuse de chacun, et donc de lintérêt général peut intervenir.
Ce dialogue et cette concertation doivent être mis en place par le législateur dès le prochain projet de loi, notamment au sujet du jour sans chasse.
Le Président de la République, dès le 13 avril 2002, dans un discours à Ussel appelait de ses vux un nécessaire « effort de compréhension et de tolérance réciproque » sur ce dossier. Souhait quil vient de confirmer dans un courrier à notre Ligue -en réponse à nos interrogations sur le mercredi sans chasse- écrivant son attachement « à des relations apaisées entre les différents usagers de la nature ».
La majorité UMP ferait-elle le choix de lextrême chasse plutôt que le choix de lapaisement concerté ?
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