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Grippe aviaire et chasse, la Ligue ROC interroge (17/10/05)
Une période difficile avec l'ouverture de la chasse (06/09/05)
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La grippe du poulet (25/08/05)
Chasse estivale aux canards et plomb (03/08/05)
Arrêté coup d'arrêt à la pacification de la chasse (26/07/05)
Biodiversité, un Manifeste pour agir (22/06/05)
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Les parcs nationaux français menacés ? (24/05/05)
Interdiction du plomb dans les cartouches (23/03/05)
Charte de l’Environnement : une avancée (23/02/05)
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Dates fermeture chasse aux oiseaux migrateurs (19/01/05)
Loi "affaires rurales" : une occasion ratée (17/01/05)
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Le 25 août 2005

La grippe aviaire

Historique

Ce sont des pays asiatiques qui ont été les premiers touchés par le virus, la Chine, le Japon, et le Vietnam, par exemple, et plus récemment, des pays à l’est de l’Oural.
Le virus se transmet entre oiseaux principalement par contact direct entre un oiseau contaminé et un oiseau sain, mais aussi de façon indirecte par contact avec des surfaces ou matières contaminées (nourriture par exemple). Cette infection peut être extrêmement contagieuse chez les poulets (d’où son nom) et les dindes, éventuellement atteindre d’autres espèces animales comme le porc, et, dans certaines conditions exceptionnelles, l’homme. C’est arrivé à Hong Kong en 1997 et en 2003, en Belgique et aux Pays-Bas en 2003. Dans les cas de contamination humaine, la transmission s’effectue lors de contacts répétés avec des déjections d’animaux infectés.
Pour l’Organisation Mondiale de la Santé si ce virus de la grippe aviaire se combine avec celui de la grippe humaine, nous devrons faire face à une tragédie mondiale. Nous n’en sommes pas là.

Suivi sanitaire

Mais le virus de la « grippe du poulet » demande un suivi sanitaire des élevages de plein air: le ministère de l’agriculture est donc concerné.
Le ministère de l’écologie l’est obligatoirement aussi.
Et bien entendu, le ministère de la santé est très impliqué.
Les ministères ont saisi conjointement l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA)
L’Europe a, dès 2003, pris des mesures d’interdiction d'importation des oiseaux de volière et des oiseaux accompagnant les voyageurs. (rappel : en 2003, près de 10 000 oiseaux de compagnies, en majorité des perruches et des perroquets, ont été importés en Europe principalement depuis le Pakistan, la Chine et l'Indonésie.

Conseils pratiques

Comme souvent, une des parades pour les personnes en contact avec des animaux est l’hygiène. La plus stricte.
Il recommande également d’éviter toutes pratiques favorisant la promiscuité entre oiseaux domestiques et oiseaux sauvages telles que le nourrissage à l’extérieur des poulaillers.

Les sites à risques

Un certain nombre d’établissements d’élevage, de présentation ou d’utilisation en plein air de volatiles sont susceptibles de recevoir la visite des oiseaux migrateurs. Nous semblent particulièrement vulnérables :

  1. les oiseaux d’ornement sur des plans d’eau privés,..
  2. les oiseaux des parcs animaliers,
  3. les appelants attachés devant les huttes de chasse dans des étangs.

Dans ces trois cas les oiseaux captifs sont très attractifs pour les espèces migratrices (canards, et autres) … Une voie de transmission grande ouverte pour la transmission du virus à tous les élevages ! Notamment dans le dernier cas dont la réglementation  l’encadrant est très insuffisante !

Il faut espérer, à minima, que l’Afssa inclut des installations comme celles décrites plus haut dans les établissements sous surveillance sanitaire. Les soumettre tous à un contrôle vétérinaire obligatoire pourrait permettre un suivi intéressant.
Par ailleurs, alors que les Pays-Bas édictent des mesures d'enfermement de la volaille élevée en plein air, que L'Allemagne y songe sérieusement, en France, les lâchers dans la nature d’animaux d’élevage pour la chasse sont encore autorisés ! Il y a sans doute là un laisser-faire trop permissif !

Pas de panique

Compte tenu des pays d’origine des migrateurs qui viennent en France : Scandinavie, Iles britanniques, indemnes du virus, les risques sont à relativiser.
Seuls les oiseaux venant de Russie pourraient être dangereux mais d’une part, compte tenu de la mortalité qu’entraîne cette maladie*, il est peu probable que des individus aient la possibilité d’effectuer un si long voyage, et d’autre part, et les oiseaux de Sibérie émigrent plutôt vers le Proche et le Moyen-Orient**.
Il semblerait que le grand risque concerne moins la santé humaine que le problème économique majeur que provoquerait la contamination des élevages avicoles car il faudrait alors procéder à une hécatombe de volailles.

* Il se peut qu'il y ait des porteurs de la maladie sans symptôme apparent, dont on pourrait craindre que ce soient plusieurs espèces de canards, et peut-être surtout le colvert (le plus répandu dans les mares privées, de chasse, jardins publics et autres parcs où les migrateurs côtoient souvent des oiseaux domestiques).

** Cependant il existe:
- des échanges Est-Ouest/Ouest-Est même s'ils sont une faible part des flux d’oiseaux, des reprises de bagues en attestent,
- des cas d’erratisme d' individus pionniers,
- le phénomène d'abmigration (formation de couples sur les lieux d’hivernage où se regroupent diverses populations d'origines géographiques diverses),
- des migrations en boucle (les trajets, pré-nuptial et post-nuptial, ne sont pas les mêmes).

Ligue ROC
Président Hubert Reeves
contact : Nelly Boutinot - Vice-Présidente
roc-paris@roc.asso.fr
Tel : 03 23 62 31 37
Fax : 01 43 36 06 18