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Le 27 février 2006
Le virus H5N1 ne transite pas par les jumelles et les appareils photos...
De l'Asie à l'Europe et à l'Afrique, le chemin parcouru par le virus H5N1 l'a amené jusque dans notre pays. Le 24 février, Bernard Vallat, directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale OMSA a estimé que « L’épizootie peut maintenant diffuser à l’échelon mondial » et que « Le virus est désormais présent en Afrique et, de ce point de vue, nous nous installons dans la durée».
Le risque d’atteinte des élevages de volailles était à craindre. Notre pays a décidé d' un confinement général mais le premier élevage touché,le 23 février dans l’Ain, observait la consigne. Il avait reçu des visiteurs humains, des journalistes arrivant tout droit des lieux où fut retrouvé le canard mort... Et l'éleveur émet lui-même l'hypothèse d'une transmission via ces personnes. Ce seraient leurs bottes ou leurs souliers qui ont servi de véhicules au virus. D'autres hypothèses circulent: le virus aurait pu être amené avec la paille, souillée de fientes, épandue pour le bien-être des dindes, ...ou déposé par les roues du tracteur...
La grippe aviaire due au virus H5N1 - peut se rencontrer chez un grand nombre d' espèces d'oiseaux… Si les oiseaux d'élevage propagateurs du virus sont surtout des poulets, en ce qui concerne les oiseaux sauvages ce sont presque exclusivement des oiseaux aquatiques qui l’ont véhiculé. Quant aux humains qui ont contracté cette maladie, les informations disponibles indiquent qu’elle est transmise par inhalation, lors de contacts très fréquents avec des animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces souillées par les déjections).
Le directeur de l'OMSA ajoute : «Tant que nous n’aurons pas accumulé des données scientifiques sur le statut virologique des oiseaux aquatiques et migrateurs sauvages, nous aurons du mal à cibler et à hiérarchiser les actions qui doivent être menées. C’est dire l’urgence qui doit être accordée aux actions scientifiques concernant ces oiseaux,...». Comme toujours la connaissance scientifique du dossier est nécessaire.
Et comme nous le disons souvent: il faut apprendre à "vivre avec" la réalité, ne pas se la cacher et ne pas l’amplifier ni la déformer.
Le plus sage est de décider une prudence et une hygiène accrues afin de ne pas favoriser l’extension de l’épizootie et de combattre ainsi tout accroissement des risques de mutation. L’évolution dépend non seulement des mesures prises par les autorités en charge de la protection civile dans les pays touchés, mais aussi de leur respect.
En conclusion: pas de sous-estimation du risque. Mais comme en août, nous disons : pas de panique. Et par conséquent rien ne vous empêche de regarder les oiseaux aux jumelles... de les photographier ... et de profiter du spectacle de leurs vols ou de leurs ébats... Le confinement, c'est pour les volailles, pas pour nous.
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