Communiqués de presse
et
actualités

 

o LIGUE ROC

o BIODIVERSITÉ

o FAUNE SAUVAGE
     
Espèces sauvages
     Milieux naturels

o NON-CHASSEUR

o ANIMAL SENSIBLE

o CHASSE EN FRANCE

o POUR LES JEUNES

o ACTUALITÉS
     Communiqués
     A l'affiche

o CATALOGUE/EXPO.

o SOUTENIR ET AGIR


Communiqués 2010
A l'affiche

Les communiqués 2006
Annonce de la « gestion » du loup (05/12/06)
La chasse doit encore évoluer (03/11/06)
La justice sait aller vite (29/10/06)
Le projet CAMBIOR en Guyane (12/10/06)
La réserve des TAAF, oui, mais… (04/10/06)
Le "sixième sens" des plantes (26/09/06)
Tirs de loups en Isère (08/09/06)
Ouverture de la chasse (07/09/06)
Biodiversité, les politiques ont-ils à dire (23/08/06)
Le thon de la discorde (22/08/06)
Une bactérie mangeuse de pétrole (16/08/06)
La guerre au Liban (07/08/06)
Ministère de l'écologie et biodiversité... (27/07/06)
Il faut sortir de l'impasse (24/07/06)
Epilogue combat juridique oiseaux d’eau (14/07/06)
Les thons de Méditerranée pas en cages (12/07/06)
Protection de la nature : loi de 1976 (10/07/06)
Ensemble pour la biodiversité (04/07/06)
Guyane, report des autorisations de Cambior (01/07/06)
La protection des espèces… (26/06/06)
La grenaille de plomb interdite… (01/06/06)
2 agents assassinés en Guyane : l’Etat doit agir (23/05/06)
Savoir vivre, et faire perdurer la vie (06/05/06)
Chasse sous terre (27/04/06)
Guyane, or contre biodiversité (19/04/06)
Des ours et des hommes (13/03/06)
Grippe aviaire, pas de panique... (27/02/06)
Supprimons l'observatoire de la chasse (09/02/06)
Chasse aux oiseaux migrateurs (01/02/06)

ARCHIVES

2010
2009
2008

2007
2006
2005
2004

2003
2002
2001
2000


Le 23 mai 2006

Deux agents assassinés dans les réserves de Guyane :
l’Etat se doit de réagir

Jeudi 18 mai 2006, deux agents, piroguiers-charpentiers de la Réserve Naturelle des Nouragues en Guyane française ont été retrouvés assassinés sur le camp Arataï. Domingo RIBAMAR DA SILVA et Andoe SAAKIE, surnommé Capi, oeuvraient depuis trois et dix ans sur ce camp d’éducation à l’environnement. Hommes de confiance, ils étaient appréciés de leur entourage : personnels d’Arataï, scientifiques du CNRS, touristes et groupes scolaires accueillis. Avec le décès tragique de nos collègues, le monde de l’environnement perd des trésors de compétences au service de
la protection de la nature.

Etendue sur 100 000 hectares de forêt tropicale primaire, la Réserve Naturelle des Nouragues est la plus grande réserve naturelle française. D’une incroyable biodiversité, elle présente une importance internationale pour la connaissance et la conservation de la nature. Une station CNRS, située dans la réserve, reçoit chaque année des équipes françaises et internationales de recherche scientifique sur le fonctionnement de la forêt amazonienne, poumon vert de la planète. Par précaution, la station a été évacuée.

Ces meurtres témoignent d’une volonté de voir s’étendre dans les zones aurifères un vaste espace de non-droit où seule prévaut la loi du plus fort. L’insécurité est un problème grandissant en forêt guyanaise, pour les acteurs de la conservation de la nature, les chercheurs, les professionnels du tourisme et la population locale. Depuis 2001, l’orpaillage clandestin sévit dans le secteur des Nouragues, divers agents de la réserve ont subi des menaces de la part d’orpailleurs armés, et la station d’études du CNRS au Saut Pararé fut pillée en 2004. Aucune solution n’a été trouvée pour empêcher durablement cette activité, malgré les alertes répétées. Pourtant, ses impacts sur le patrimoine naturel, la santé, la sécurité, et la cohésion sociale des populations guyanaises sont inacceptables (pollution des fleuves par le mercure et les boues, déforestation, violences, vols et meurtres, destruction d’espèces protégées, etc.). Déjà les répercussions de cette délinquance débordent dans la région côtière.

Aujourd’hui, une limite irréversible a été franchie aux yeux des acteurs de la protection de la nature : des hommes ont été tués alors qu’ils accomplissaient pour l’association Arataï une mission de service public pour le compte de l’Etat.

Alors que le Président de la République débute aujourd’hui un déplacement au Brésil, nous lui demandons ainsi qu’à ses Ministres, de rendre hommage à Capi et à Domingo et d’opérer un changement radical dans la politique française en forêt guyanaise. La France se doit d’assurer la santé et la sécurité de ses citoyens ainsi que de répondre à ses engagements internationaux en matière de conservation du patrimoine naturel amazonien.

communiqué précédent / communiqué suivant

Alire également sur le thème de la Guyane :
Guyane, or contre biodiversité