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Communiqué du
5 février 2008
Chasse et protection de la nature :
Changement de siècle, changement de méthode
En décembre dernier, un projet d’arrêté prévoyait d’autoriser la chasse de tous les oiseaux d’eau 10 jours de plus (exception faite du colvert et du canard chipeau). Il en était de même pour tous les pigeons.
FNE, la LPO, la Ligue ROC, la FNH dénonçaient ce projet et réclamaient une autre manière de traiter ce dossier que de laisser les tribunaux trancher. Cf communiqué du 1er décembre.
Ce texte était finalement retiré avant sa discussion en Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage et le Ministère reprenait des discussions avec toutes les parties mais séparément.
En janvier un nouveau texte était soumis au Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage, ajoutant encore 10 jours de chasse :
- pour tous les oiseaux d’eau sauf le colvert, le chipeau (comme en décembre), le vanneau, les pluviers, la barge à queue noire, l’huîtrier pie.
- pour le pigeon ramier dans plusieurs départements.
Le texte ne reçoit pas d’avis positif du Conseil.
Le 28 janvier, l’arrêté de fermeture de la chasse pour 2008 paraît, il recule la fermeture pour les oies de 10 jours et le ramier de 10 jours dans certains départements.
Donc d’un allongement de la période de chasse pour toutes les espèces d’oiseaux d’eau (sauf le colvert et le chipeau) et des pigeons partout en France, on en est arrivé à un allongement pour les seules oies, et pour le ramier dans plusieurs départements.
Quels enseignements tirer?
- Chasser les oies en février alors que la migration prénuptiale a commencé (cf données ORNIS et rapport Lefeuvre), n’est pas satisfaisant. Idem pour le pigeon ramier. Nous le regrettons.
- Pour la première fois depuis des décennies, le CNCFS n’a pas été, sur ce sujet, qu’une chambre d’enregistrement des demandes des chasseurs. Il a été un lieu d’échange et ce avec le concours de tous les participants.
Cette manière de faire tranche avec la pratique de ces dernières années où l’Etat prenait en compte les seuls intérêts d’une seule des parties prenantes (les chasseurs) en sachant que les tribunaux arbitreraient.
Enfin l’Etat a joué son rôle d’arbitre après qu’un débat ait pu s’amorcer.
C’est pourquoi, en plein accord avec les autres associations qui, dès le mois de décembre, souhaitaient qu’un dialogue puisse s’engager, nous avons choisi de le favoriser au maximum.
Le Grenelle a montré la vertu pédagogique de l’échange, il est temps de s’y mettre pour sortir de ce conflit néfaste à la protection des oiseaux migrateurs. Nous y sommes prêts avec la même ligne de conduite que pour les autres sujets, vigilance et ouverture. Avec, notamment, des demandes pour la suspension de la chasse d’espèces en mauvais état de conservation, sujet que le MEDAD a accepté d’aborder.
Contacts presse :
Christophe Aubel : 06 71 76 83 77
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