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Les forêts après tempêtes
Comme la préservation des espèces passe aussi par la sauvegarde des espaces, La Ligue ROC, après un suivi plus que décennal de la situation peut dorénavant mieux défendre des espèces forestières, dont les cerfs, en s'impliquant plus fermement dans la défense des forêts .
La Ligue ROC est solidaire de la Fédération France Nature Environnement (FNE) pour la restauration des forêts après les tempêtes.
Tirer parti des tempêtes
Au plan écologique, la tempête pouvait apparaître comme une véritable aubaine pour la grande faune sauvage en permettant de revoir la gestion forestière. Tous les auteurs sont d'accord pour reconnaître qu'une gestion plus naturelle de la forêt permettrait d'accepter des densités plus importantes d'ongulés tout en réduisant les dégâts qui leur sont imputés et donc d'abaisser la pression de chasse. Dès lors, les techniques à mettre en oeuvre devraient s'attacher d'une part à améliorer la valeur alimentaire des peuplements forestiers pour limiter les dégâts dus à des consommations excessives, et d'autre part à améliorer leur valeur refuge pour permettre aux animaux de se protéger efficacement de toutes sortes de dérangements.
Qu'en est-il réellement des " sur-densités " claironnées par l'O.N.F. ?
L'O.N.F proclame que la maîtrise des équilibres faune - flore est aujourd'hui compromise par des populations en général trop importantes d'ongulés et devient la priorité des priorités dans une optique de gestion durable de la ressource forestière et de protection des milieux naturels sensibles ! Et, dans la circulaire relative aux aides à la reconstitution des parcelles détruites par la tempête, il est écrit que ces aides ne s'entendaient que s'il y avait une réduction significative des cervidés. D'une manière générale, ces " sur-densités " ne reposent sur aucune réalité. L'essentiel est dans la capacité d'un massif à accueillir la faune sauvage : plus il est artificiel et moins sa capacité d'accueil sera grande. Le cerf ne cherche pas à détruire la maison dans laquelle il habite. Il cherche simplement à se nourrir, et pour survivre il est obligé de s'adapter à l'environnement que les forestiers lui façonnent. Les dégâts sont souvent le révélateur d'une artificialisation de la forêt. Il existe aussi des massifs dans lesquels la " sur-densité " est souhaitée et entretenue car les adjudications pour la chasse aux cerfs atteignent des sommets (de 500 000 à 700 000 francs, voire plus, par lot de 1 200 hectares).
Conclusion
Nous devons insister pour que la régénération naturelle soit privilégiée. La Ligue ROC a identifié de nombreux pièges dans lesquels les défenseurs de la nature ne doivent pas tomber et il a défini les parades pour que l'après-tempête ne sonne pas le glas des grands cervidés dans la plupart des massifs.
FNE est partenaire d'autres structures associatives (Greenpeace, WWF et la Fédération Réserves Naturelles de France) et, au regard des principes généraux exposés, des principes opérationnels et des perspectives pour la gestion durable des forêts, La Ligue ROC a tenu à soutenir l'initiative collective.
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