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Natura 2000 : le bilan
Les améliorations à apporter au réseau Natura 2000 français
La dernière version du réseau français, bien que présentant une nette amélioration par rapport aux précédentes, manque globalement de cohérence. Pour diverses raisons (projets d’aménagement, urbanisation, opposition de certains élus…), les régions biogéographiques continentale et atlantique sont très faiblement représentées dans le réseau Natura 2000. En Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Bourgogne ou encore Nord-Pas-de-Calais, le réseau représente moins de 5 % de la superficie totale contre 15 % en régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Languedoc-Roussillon. Or c’est souvent dans les plaines que la biodiversité est la plus menacée du fait d’une urbanisation importante, et la France a, à l’échelle européenne, une responsabilité forte pour la zone atlantique. C’est donc là que les mesures de protection devraient être maximales.
Il faut donc regretter ces insuffisances en partie dues à un manque de volonté des gouvernements successifs et demander que ces insuffisances soient comblées.
2007 : le premier bilan officiel
2007 correspond à la première année d’évaluation du réseau Natura 2000. A partir de cette date puis tous les six ans, les 25 pays européens devront prouver le maintien de la biodiversité sur leur territoire.
Pour ce premier bilan, 132 habitats et 290 espèces ont été évalués. Il en ressort un état de la de la biodiversité en France guère encourageant.
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Bilan par régions
- les régions biogéographiques atlantique et continentale sont les plus touchées par l’érosion de la biodiversité
- les régions méditerranéenne et alpine restent fragiles
Bilan par habitats
Sur les neufs types d’habitats identifiés en France métropolitaine, seulement deux présentent un état de conservation favorable :
- Fourrés sclérophylles (formation végétale des pays méditerranéens, plus ouverte que le maquis et constituée d’oliviers sauvages, de lentisques, d’arbousiers et de petits chênes)
- Habitats rocheux et grottes
Les forêts ont tendance à rajeunir et à s’uniformiser. Elle perde ainsi une richesse biologique essentielle. Sur les quatorze habitats forestiers présents dans la région biogéographique Atlantique, aucun n’est est en état favorable de conservation.
Bilan par espèces
Concernant les espèces animales, la situation est plutôt encourageante pour les mammifères terrestres, mais critique pour les autres groupes et en particulier pour les amphibiens.
Le Grand Hamster est le mammifère le plus menacé de France, il vit uniquement en Alsace et risque de disparaître si nous n’agissons pas rapidement (voir communiqué de presse).
Pour les espèces végétales, le déclin se confirme pour le groupe des Angiospermes (plantes à fleurs), le groupe des Bryophytes (mousses) et le groupe de Ptéridophytes (fougères). Il reste le groupe des Lichens pour lequel trop d’inconnus subsistent pour pouvoir définir son état de conservation.
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