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Un parc national en Guyane

Le Parc amazonien de Guyane a vu le jour le 27 février 2007. L’annonce du projet date de … 1992 ! Donc, pendant 14 ans, il est resté en suspens faute de consensus.

Il y a pourtant urgence à intervenir au vu des richesses du territoire et des dégradations qu’il subit. La création du parc marque le point de départ d’une réelle prise en compte de la biodiversité dans le cadre d’un développement durable du département.

Comme tous les parcs nationaux français, le parc amazonien de Guyane est divisé en deux zones : la zone cœur et la zone de libre adhésion. Mais contrairement aux autres parcs nationaux, la chasse, la pêche et les prélèvements de ressources végétales sont autorisés dans la zone cœur du moment qu’il s’agit de pratiques de subsistance pour la communauté d’amérindiens vivants dans le parc.

Avec ses trois millions d’hectares, le parc national correspond à la petite moitié sud du territoire guyanais. A cela s’ajoutent sept réserves naturelles qui cumulent 208 239 hectares. Avec ces deux outils, on pourrait imaginer que la Guyane bénéficie d’une protection réglementaire forte permettant à la France d’assumer sa responsabilité pour la préservation de la biodiversité. Ce serait effectivement le cas si le parc national ne présentait pas des lacunes.


Ces demandes de la population d’amérindiens et des associations n’ont pas été adoptées.

• L’extension de la zone cœur du parc en direction du sud-ouest, où se trouve actuellement la zone de libre adhésion

Ceci aurait permis de préserver les populations de l’extension de l’orpaillage dans ce secteur.

• L’absence de moratoire sur les exploitations minières dans la zone de libre adhésion

Rappelons que cette zone est réservée, d’après le statut de parc national, aux activités économiques ne mettant pas en péril la biodiversité. Or, les exploitations minières sont de véritables fléaux pour la biodiversité. Destruction de la forêt, baisse de la diversité floristique, fragmentation du milieu, destruction des systèmes aquatiques, production de déchets et pression de chasse font immanquablement partie des dégradations engendrées par ces activités.

• Le maintien de l’arrêté préfectoral de 1970, dit « arrêté sanitaire »

L’arrêté sanitaire interdisait toute pénétration humaine extérieure dans la partie sud du département qui n’est pas aujourd’hui intégralement couverte pas les limites de la zone cœur du parc. Cette zone où vivent des populations autochtones autonomes est désormais potentiellement ouverte.