La Ligue ROC
agit
pour la faune sauvage

 

o LIGUE ROC

o BIODIVERSITÉ

o FAUNE SAUVAGE
     
Espèces sauvages
     Milieux naturels

o NON-CHASSEUR

o ANIMAL SENSIBLE

o CHASSE EN FRANCE

o POUR LES JEUNES

o ACTUALITÉS
     Communiqués
     A l'affiche

o SOUTENIR ET AGIR


PROTEGER
• Outils

- Les espaces protégés
- Refuge ou comment interdire la chasse chez soi

NATURA 2000
Natura 2000, qu'est-ce que c'est ?
Natura 2000 : le bilan
2 points de vue sur Natura 2000

LIEUX
Terres Australes et Antarctiques Françaises

GUYANE
Richesses et menaces
Parc National
Cambior
Orpaillage

MENACES
Les pesticides
Le plomb
L’ivermectine
La bromadiolone

ARCHIVES
Lindane
Incendies de forêts
Les forêts après tempête
Un parc national à Fontainebleau

ALLER PLUS LOIN
Note de lecture


Saturnisme - Santé - Environnement


Pour un dossier plus développé et comprenant les sources - pour organiser des formations

Commander le CD-Rom Information - Formation


Emission en baisse mais ...
Le plomb fait partie des contaminants qui augmentent rapidement et se dégradent très lentement.

France

  • 1987 : environ 405 millions de cartouches tirées/an, soit à raison de 32 g/cartouche : 12 960 t de plomb répandu sur le territoire national dans l'année
  • 1999 : environ 250 millions de cartouches/an (8 000 t/an)

En comparaison au Canada à la fin des années 90 : 10 à 20 millions de cartouches/an pour les oiseaux d’eau autorisés à la chasse

Persistance
En milieu naturel stable et non acide, une balle (bille) de plomb met de 30 à 200 ans, voire plus, pour être désagrégée et/ou dissoute.


érosion d'une bille de plomb

On a montré aux USA que le taux de mortalité restait très élevé, même 40 ans après l'interdiction de chasser, sur une zone humide devenue réserve naturelle !

Entre 93 et avril 95, le Centre Wye Marsh, en Ontario, réintroduit 24 cygnes trompettes dans la réserve provinciale de faune du marais Wye classée zone de chasse non toxique, depuis plusieurs années. Le programme de réintroduction est un échec avec plus de 50% des cygnes morts par ingestion de plombs.


Accumulation

Certaines plantes ne poussent plus, et les autres qui tolèrent le plomb sont contaminées et dangereuses pour les herbivores (domestiques et sauvages).

Au Canada 1,2 à 6 millions d’oiseaux d’eau absorbaient des plombs chaque année avant interdiction ou restriction du plomb. On estime que 240 000 à 1,2 millions en mourraient chaque année. On ignore quand les plombs existants seront indisponibles pour les oiseaux.

Plus on attend pour supprimer le plomb, plus il sera disponible, plus les intoxications seront graves et nombreuses.

• En Camargue, augmentation de 35% du taux d'ingestion de 1965 à 1980 chez le canard Pilet (Anas acuta)

• En France, déjà dans les années 80, on relevait jusqu’à 5 millions de plombs à l'hectare en Camargue, et jusqu’à 40 fois ce taux pour certains sites de ball-trap !


• Sur 20 études en France : En moyenne 22 % des canards ont un plomb ou plus dans le gésier [Taux sous-estimé ?(1) = moyenne d'unefourchette (0 à 53 %), ne prend pas en compte les oiseaux ayant déjà ingéré et dissous les plombs, ni ceux qui se sont cachés pour mourir]

• En Camargue, moyenne détectée : 31,8 % (18 à 53 %). On estime que le nombre d'oiseaux présentant de fortes concentrations en plomb dans les tissus est 3 fois supérieur au nombre d'oiseaux trouvés avec du plomb dans le gésier.

Ci-contre, en moyenne de 40 000 à 180000 billes de plomb/ hectare en fond de lac au Canada. Soit l’équivalent de 18 à 80 billes dans un endroit de la taille d'un bac à sable de 2 mètres par 2 mètres.
En France, il se tire 7 fois plus de cartouche qu'au Canada, pourtant 18 fois plus grand.

• Les plombs sont les plus nombreux, précisément là où les oiseaux viennent s'alimenter. Il s'agit en effet des endroits les plus recherchés par les chasseurs d’oiseaux d’eau (200 000 à 300.000 en France).

• Dans son étude, Blus (1994) déclare qu'au moins 10 000 cygnes de six espèces ont été déclarés morts d'intoxication saturnine dans 14 pays, la plupart par ingestion de grenaille ou de plombs de pêche. Blus (1994)  estime d'ailleurs que ce chiffre est une grossière sous-évaluation de la mortalité réelle parce que,  dans bien des régions, on ne s'est livré à aucune recherche ni à aucun contrôle pertinent.

Ci-contre, radiographie d'un cygne mort de saturnisme aigu (283 plombs visibles) dans le Pas de calais en France. 12 plombs auraient suffit à le tuer. Ce cygne a dû aller s'alimenter à proximité d'une hutte de chasse

• Presque tous les oiseaux d’eau sont susceptibles de fouiller la vase et rechercher activement, ou avaler par hasard, les billes issues des cartouches ou de la pêche.

• Jusqu'à 20 plombs n°4 dans le gésier!!

• Les animaux domestiques aussi !
Plusieurs milliers de billes de plomb dans la panse de vaches du nord de la France, via la consommation de maïs fourrager (source : Pierre Six, Chambre d’agriculture du Nord Pas de Calais).
L’ensilage consiste à stocker des végétaux, à l’abri de l’air en favorisant une fermentation lactique naturelle ou avec des produits ajoutés. L’acide lactique favorise le passage rapide du plomb dans les végétaux. Maïs fourrager, paille, foin, luzerne, pulpe de betterave… peuvent être ensilés. Les végétaux exposés aux retombées de plomb (proximité de ball trap ou de zone chasse intensive) et distribués aux animaux, peuvent ainsi contaminés insidieusement les animaux.


Suite