La Ligue ROC
agit
pour la faune sauvage

 

o LIGUE ROC

o BIODIVERSITÉ

o FAUNE SAUVAGE
     
Espèces sauvages
     Milieux naturels

o NON-CHASSEUR

o ANIMAL SENSIBLE

o CHASSE EN FRANCE

o POUR LES JEUNES

o ACTUALITÉS
     Communiqués
     A l'affiche

o CATALOGUE

o SOUTENIR ET AGIR


VIVRE AVEC LA FAUNE SAUVAGE
Statut de l’espèce rénové
SOS pour les « nuisibles »
Réhabilitons le peuple prédateur
Les petits prédateurs
Les grands prédateurs
Les grands animaux de la forêt
• Défendre les oiseaux migrateurs
Pollution lumineuse
Echinoccocose

PETITS PRÉDATEURS
Belette
Blaireau
Fouine
Hermine
Martre
Putois
Renard

GRANDS PRÉDATEURS
Loup
Ours

GRANDS ANIMAUX DE LA FORÊT
Cerf
Chevreuil
Sanglier

ANIMAUX MARINS
Requins

AUTRES ESPÈCES
Ragondin

EXPOSITIONS
Prédation et biodiversité
L'homme et les prédateurs
Blaireau…le « Bourru » des Bois

ARCHIVES
Eléphants
Ibis chauve
Abeille
Dauphins


Le blaireau

Eléments de biologie

Le Blaireau (Meles meles LINNE 1758) est un mustélidé impossible à confondre avec une autre espèce.

De par sa taille (70 à 90 cm de longueur), son poids (10 à 15 kg), son corps massif, gris dessus, noir dessous, et sa tête blanche rayée de deux larges bandes noires. Les pattes puissantes sont armées de griffes non rétractiles.

Ce plantigrade habite de vastes terriers comportant des chambres tapissées d’herbes sèches.
Il cohabite parfois avec un renard ou des lapins de garenne. Plusieurs blaireaux vivent en communauté sur un territoire variant de 20 à 200 ha.

L’accouplement a lieu de janvier à mars.
Une fois l’ovule fécondé, le développement de l’oeuf ne se fera qu’au bout d’une dizaine de mois, reportant les naissances des 3 ou 4 petits au début de l’année suivante.
Dès l’âge de 6 à 7 mois, les jeunes recherchent eux-mêmes leur nourriture.
A un an ils sont chassés du clan.

Il fréquente les massifs de feuillus, les friches et les clairières, les talus boisés, les landes et les prairies, surtout s’il existe des points d’eau à proximité.

L’activité est le plus souvent nocturne.


Alimentation

100 kg de vers par an
La consommation de vers de terre est importante...Un blaireau peut consommer 100 à 200 lombrics par nuit,...Le régime alimentaire du blaireau varie en fonction de la disponibilité des catégories d’aliments: généraliste et omnivore en été et en automne, il devient carnivore en hiver et se spécialise dans la recherche des vers de terre.
Bulletin mensuel de l’Office National de la Chasse - n° 104
Ces résultats sont confirmés par A. Mouchès, Docteur en Ethologie (Science et Nature - déc 1997):
En hiver et au printemps, il consomme principalement des vers de terre mais son régime est plus varié en été et en automne et les végétaux y tiennent une place importante: fruits, céréales, tubercules...Il apprécie tout autant micromammifères, mollusques, amphibiens et insectes.

N’étant pas adapté à la poursuite de proies, il lui arrive néanmoins de consommer des oiseaux ou des lapins handicapés ou morts.
En cas de disette, il lui arrive de prélever des épis de maïs dans les champs mais cet écart de régime reste exceptionnel. et les autres cultures (blé ou avoine, par exemple) ne sont pas davantage endommagées.


Que faire en cas de problèmes ?

Cette espèce chassable (la vénerie sous-terre s’exerce du 15 septembre au 15 janvier) peut en outre être capturée pour une période complémentaire du 15 mai au 15 septembre sur autorisation préfectorale. En période de destruction, la chasse sous terre consiste à acculer le blaireau dans son terrier par au moins trois chiens qui sont introduits par les déterreurs. Les femelles gestantes ne sont pas épargnées.


Chasseurs et piégeurs accusent le Blaireau de commettre des dégâts. En vérité:

  1. les dommages aux cultures. sont peu importants.
    Les dégâts que le blaireau peut faire dans les cultures ne sont gênants que très localement et ils portent principalement sur le maïs, le blé, l’avoine et la vigne...? Bulletin de l’O.N.C (ouvrage cité).
  2. les méthodes préventives sont efficaces.
    “La méthode préventive apparaît être la meilleure pour éviter les dégâts... La pose d’un fil électrique à 15 cm du sol a fait la preuve de son efficacité.” Bulletin de l’O.N.C (ouvrage cité).
    Une cordelette enduite de répulsif tendue à 15 cm du sol avant la période prévisible des dégâts joue le même rôle.
  3. les terriers susceptibles d’entraîner des affaissements de terrain ne sont gênants que s’ils sont creusés au bas de digues. Il suffit d’en faire fuir l’occupant en y introduisant des chiffons imbibés d’un répulsif et de reboucher.

Des informations sur ce thème dans nos publications, et une exposition à découvrir !