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Le cerf


Biologie

Le cerf élaphe (Cervus elaphus) est un mammifère appartenant à l’ordre des ongulés, au sous-ordre des ruminants et à la famille des cervidés (porteurs de bois). Il vit surtout dans les forêts de feuillus mais on peut le rencontrer dans les forêts de conifères.
Mâle et femelle brun-roux et plus gris en hiver, ont sur les fesses un miroir blanchâtre bordé de noir. La queue est courte. Les bois sont uniquement portés par les mâles. Ce ne sont pas des cornes, mais des ramifications osseuses qui sont remplacées chaque année. Contrairement à certaines idées reçues, le nombre d'andouillers (ramification des bois) n’a rien à voir avec l’âge : un jeune cerf de 4 ans peut avoir un nombre d’andouillers supérieur à celui d’un cerf beaucoup plus âgé.
Le cerf pèse de 170 à 250 kg et la biche, sa femelle, de 90 à 130 kg.
La hauteur au garrot (épaule) est de 1,20 à 1,50 m. Le faon tacheté de blanc est le jeune de l’année. Le cerf est capable de grands sauts, en hauteur (3 m) comme en longueur (plus de 10 m).
Les sexes restent séparés pendant une grande partie de l’année. Les biches vivent en hardes avec des jeunes des deux sexes. Les jeunes mâles de plus de trois ans sont aussi en hardes mais les vieux mâles restent solitaires.
Le cerf est surtout actif le soir et la nuit.


Alimentation

Le régime alimentaire est varié, composé pour deux tiers d’herbacées et pour un tiers, de ligneux (issus du bois) et semi-ligneux ; les fruits sont également très appréciés (faines, glands, pommes...).


Reproduction

Le brame, débute vers le 15 septembre et dure environ un mois. Suivant les régions, il peut avoir lieu un peu plus tôt.

A cette période, le cerf, d’ordinaire très discret, émet de puissants sons appelés “raires”. Ces derniers sont utilisés pour “appeler” les biches et dissuader les concurrents. Le mâle rassemble les biches dans un harem.
La reproduction concerne les cerfs adultes dominants, à partir de neuf ans, et les biches, dès la deuxième année. Ces dernières donnent naissance à un faon après huit mois de gestation.


Statut légal

En France, le cerf est autorisé à la chasse :

  • à tir, au fusil, à l’approche, à l’affût ou en battue,
  • à tir, à l’arc, à l’approche,
  • à courre avec équipage et meute de chiens.


Répartition et effectifs

Actuellement, le cerf est présent dans toute l’Europe à l’exception des pays les plus nordiques comme la Finlande et l’Islande.
En France, l’espèce sauvage est le cerf élaphe. Il existe d’autres espèces introduites comme le cerf Sika, originaire d’Asie plus petit et à la robe ponctuée de blanc.
Actuellement, la disparition ne menace plus le cerf élaphe, présent dans la plupart des grands massifs. Il faut cependant être vigilant.
Dans le passé, on a assisté à des régressions marquées ; ainsi moins d’un siècle après l’octroi du droit de chasser à tout citoyen sur ses propriétés, l’espèce a frôlé la disparition en certains endroits.


Objectif : l’équilibre naturel

Depuis la disparition du Loup, il n’y a plus de prédateurs assurant une régulation efficace. Seuls, le renard et le sanglier peuvent parfois prélever un faon.
Les chasseurs se présentent comme pouvant se substituer aux prédateurs. Mais la chasse est facilement une menace car elle est le plus souvent une chasse de loisir et ses pratiquants recherchent avant tout leur plaisir.


Deux cas extrêmes se présentent

  • L’espèce est favorisée, visant un plus gros rapport financier : la forêt devient parc d’élevage et d’abattage.
  • La vente de bois est privilégiée, la faune est exclue pour qu’aucun dégât ne puisse être commis sur les plantations : la forêt devient un champ d’arbres.

Dans les deux cas, nous sommes loin d’une gestion répondant aux exigences biologiques du cerf ou aux équilibres naturels. La régulation de l’espèce, si nécessaire, est un acte grave à prendre dans l’intérêt de l’écosystème forestier.


Autres réflexions

  • L’apport hivernal de nourriture peut sembler “bien”, mais outre que les hivers rigoureux sont peu nombreux, cette nourriture accroît l’artificialisation de la forêt. Cet apport est préjudiciable à la nature. Mieux vaut des méthodes sylvicoles respectueuses des strates herbacées, broussailleuses et arbustives, fournissant aux cerfs de quoi pâturer.
  • La libre circulation des animaux sur leur domaine vital est un impératif. Il est important de ne pas laisser d’autoroutes ou de voies ferrées sans passages pour la grande faune. Il est non moins important de ne pas ouvrir de pistes ou de goudronner les chemins qui permettent alors une pénétration toujours plus profonde en forêt au détriment de la vie intime des animaux.

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