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GRANDS PRÉDATEURS
• Loup
• Ours
ANIMAUX MARINS
• Requins
AUTRES ESPÈCES
• Ragondin
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Réhabilitons le peuple prédateur
À travers le film de Jacques Perrin, les médias et le public ont découvert et aimé le "peuple migrateur" ! Bravo et tant mieux pour toutes les espèces doiseaux concernées. Mais cet hymne aux oies, canards et limicoles contraste avec le sort trop souvent réservé aux prédateurs.
Quelques exemples :
- Le renard est traqué toute l’année et la rage ayant disparu de notre pays, l’échinococcose devient le nouveau prétexte à une chasse sans retenue. La fouine, la belette, la martre sont classées « nuisibles ».
- Les rapaces ont payé cher leur statut de prédateurs...
- Je ne reviens pas sur le loup, bouc émissaire si commode, ni sur l’ours que l’on laisse disparaître, ni n’oublie les chauves-souris encore qualifiées de « vampires »
Le sort réservé aux prédateurs se lit dans notre vocabulaire :
Combien darticles relatant un fait divers nomment le meurtrier « prédateur » ? Combien darticles décrivant les pratiques de promoteurs sans foi ni loi, les décrivent comme des "prédateurs" ou des "rapaces" ?
Même des livres ou documentaires vidéos consacrés à la prédation s’y mettent en parlant de sérial-killers ou de prédateurs sanguinaires !
Pourtant, qu’est-ce que la prédation sinon un phénomène naturel nécessaire au cycle de la vie ? Le loup prédateur du mouflon, le renard du mulot et le rouge-gorge de l’araignée participent des équilibres naturels (Le loup est le « médecin » des caribous pour les Inuit).
Le loup n’a pas conscience des souffrances qu’il inflige par nécessité (1). L’homme ne peut en dire autant.
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